Quand nous pensions trouver dans le dé sert une forme de sé ré nité , un dé tachement du monde maté riel, quand nous croyions y dé celer une liberté toute d'immaté rialité , nous n'y avons levé que nos propres vides. Pour qui n'y est pas né et qui n'en vit pas, le dé sert est une ré alité en creux où consigner nos seuls fantasmes, des plus é levé s jusqu'aux plus é culé s. L'auteur a effectué quelques sé jours à Tata, au seuil du Sahara, pour aller questionner ce que sont l'oasis et son dé sert. Il y a trouvé un petit paradis, un temps qui é chappe encore à son é poque, des hommes dont le sourire est tracé par la conscience d'ê tre là , et toute une voliè re d'oiseaux. Il a aussi percé une vaste inquié tude, un sentiment de mort hantant les ruines d'un monde mé prisé par la modernité et ané anti par une è re qui ne se repaî t que d'instantané ité , quand le dé sert est nourri d'é ternité et d'atemporalité . Le grand large est le ré cit de cette dé couverte, accompagné e par toutes les considé rations sur ce que signifie faire humanité et sur le sens que peut avoir l'é criture face à tout cela.