Fernand Gasiglia pré sente le carnet de route de son grand-pè re Jules Gasiglia, soldat de 14/18. Jules a pris des notes durant toute la guerre et les a rassemblé en 1920.
' 2 aoû t 1914. Branle-bas de combat. Les cloches sonnent à toute volé e. Comme une traî né e de poudre, les mots : mobilisation gé né rale, la guerre est dé claré e, sont prononcé s indistinctement par les occupants de la caserne St-Charles, sise sur un mamelon, tout prè s de la gare du mê me nom, à Marseille. Dans la chambre n° 100 au 1er é tage, à l'aile gauche du bâ timent, les musiciens s'habillent à la hâ te ; dè s le ré veil, ils ont reç u l'ordre de se tenir à la disposition du magasin d'habillement. Chacun d'eux est atterré par les é vé nements, car je dois bien l'avouer, dans l'anxié té de la veille, personne de nous n'avait pu croire à un conflit que les journaux, pourtant, laissaient pressentir depuis plusieurs jours. ' Ainsi commence le carnet de route d'un soldat musicien de 23 ans, qui allait tout juste finir son service militaire, embarqué avec des millions d'autres dans une guerre dont nul ne pouvait imaginer qu'elle prendrait les proportions d'un cataclysme. Les musiciens du ré giment n'iront pas au combat, ils seront brancardiers. Arrivé s en Lorraine, ils marchent sous la pluie, dans la boue, de village en village pour installer leur cantonnement, c'est le plus souvent un peu de paille qui tient lieu de lit pour trouver le repos quelques heures dans le meilleur des cas. Le canon tonne, les blessé s commencent à affluer, il faut faire face avec tout le courage du cœ ur. Et puis mobilisation gé né rale, la guerre est dé claré e, sont prononcé s indistinctement par les occupants de la caserne St-Charles, sise sur un mamelon, tout prè s de la gare du mê me nom, à Marseille. Dans la chambre n° 100 au 1er é tage, à l'aile gauche du bâ timent, les musiciens s'habillent à la hâ te ; dè s le ré veil, ils ont reç u l'ordre de se tenir à la disposition du magasin d'habillement. Chacun d'eux est atterré par les é vé nements, car je dois bien l'avouer, dans l'anxié té de la veille, personne de nous n'avait pu croire à un conflit que les journaux, pourtant, laissaient pressentir depuis plusieurs jours. ' Ainsi commence le carnet de route d'un soldat musicien de 23 ans, qui allait tout juste finir son service militaire, embarqué avec des millions d'autres dans une guerre dont nul ne pouvait imaginer qu'elle prendrait les proportions d'un cataclysme. Les musiciens du ré giment n'iront pas au combat, ils seront brancardiers. Arrivé s en Lorraine, ils marchent sous la pluie, dans la boue, de village en village pour installer leur cantonnement, c'est le plus souvent un peu de paille qui tient lieu de lit pour trouver le repos quelques heures dans le meilleur des cas. Le canon tonne, les blessé s commencent à affluer, il faut faire face avec tout le courage du cœ ur. Et puis dé butent les ré pé titions et les concerts pour é gayer les troupes et garder le moral quand tout s'é croule autour de soi.
Plongez sans attendre dans cet ouvrage percutant !