Cet ouvrage pose une question dérangeante, mais nécessaire : qu'advient-il des acquis féministes lorsqu'ils se heurtent à des réalités sociales qui les contredisent ouvertement ? À une époque où la migration est souvent abordée sous un angle exclusivement moral ou économique, cet ouvrage met systématiquement l'accent sur le point de vue des femmes, non pas de manière abstraite, mais concrète, quotidienne et proche de leur expérience.
Partant d'une position clairement féministe, le livre analyse comment les normes patriarcales, les images religieuses des sexes et les conceptions autoritaires de la masculinité dans certains milieux immigrés entrent en conflit avec les principes fondamentaux d'un féminisme émancipateur. Il montre comment les femmes perdent insidieusement leur liberté : en se retirant de l'espace public, en adaptant leur comportement, en taisant leurs critiques légitimes par crainte d'être ' mal comprises '.
Ce livre refuse à la fois l'instrumentalisation par la droite et la minimisation par les libéraux. Il critique aussi vivement le racisme et la culturalisation que l'aveuglement progressiste qui rend invisibles les conflits réels. Au contraire, il prend le féminisme au sérieux en tant que projet politique, comme quelque chose qui n'est pas négociable et qui ne doit pas être relativisé, même au nom de la diversité.
Ce livre est un plaidoyer pour une gauche solidaire mais capable de gérer les conflits. Pour un féminisme qui défend les droits universels. Et pour une société qui a le courage de supporter les contradictions sans faire payer le prix aux femmes.
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Janvier 2026